je suis partie ce matin, le ciel était déjà clair au contraire de ma tête.. le soleil éclaire les champs givrés, comme moi.. je me suis dit qu'il faudrait que je me balade aussi le matin..
tout blanc, tout blanc.. comme parfois j'aimerais que mon esprit soit.
comme c'est bizarre, cette petit bulle que j'ai, avec toi dedans. pourrai-je y entrer ? j'ai peur de rester sur le palier. je crains qu'elle ne se brise si ce qu'elle contient devient trop grand, trop fort. je devrai en sortir, après. arriverai-je à la garder près de moi ? voudras-tu revenir ? et puis, comment ferai-je dehors ? après avoir laissé mon c½ur flotter dedans, comment (sur)vivra-t-il l'attente (hypothétique ?) de t'y retrouver ? voudras-tu encore ouvrir des parenthèses avec moi ? pour moi ?
et faire face au vide devant moi...
je connais un truc malais, une pâte qu'on place sur un petit tube dans lequel on souffle pour gonfler cette dernière, qui forme une bulle qui reste solide.